Nestlé est entré «en négociation exclusive» avec un groupe italien qui pourrait reprendre l'usine Buitoni mise en cause dans le scandale des pizzas contaminées.

Le groupe Nestlé a annoncé, lundi 13 novembre, être entré « en négociation exclusive » avec l'italien Italpizza, qui pourrait reprendre l'usine Buitoni de Caudry (Nord), mise en cause dans le scandale sanitaire des pizzas contaminées. « Ce projet d'acquisition pourrait être finalisé d'ici le début de l'année 2024 », est-il précisé dans un communiqué. Il pourrait permettre de « relancer une activité de production au travers d'un projet solide et pérenne avec des perspectives d'emploi », est-il ajouté.

Selon Nestlé, Italpizza possède « six usines qui fournissent des clients dans 56 pays ». La direction et les syndicats de l'usine ont signé mi-juillet un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) concernant 125 salariés du site, dont la cessation « totale et définitive » de l'activité a été annoncée pour le 31 décembre.

Ce PSE prévoit « des mesures d'accompagnement pour tous les salariés » et « un plan de reclassement » interne et externe, avait affirmé à l'AFP Stéphane Derammelaere, délégué Force ouvrière chez Buitoni.

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L'usine de Caudry, en activité depuis 1982, est au coeur du scandale des pizzas surgelées à pâte crue de la gamme Fraîch'Up, qui pourraient avoir provoqué la mort de deux enfants et l'intoxication de dizaines d'autres par la bactérie Escherichia coli.

Une information judiciaire est ouverte depuis mai 2022 à Paris pour homicide involontaire dans le cas de deux victimes et blessures involontaires pour 14 autres, selon une source judiciaire.

Un accord pour indemniser les victimes, dont le montant n'a pas été dévoilé, a été signé le 31 mars par Nestlé.

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