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Ressources humaines

My Little L'Oréal

10/04/2017 - par Delphine Soulas-Gesson

Pour accélérer sa transformation numérique et faire découvrir à ses salariés de nouvelles méthodes de travail, L’Oréal France a accueilli durant deux semaines les équipes de la start-up connue pour ses box. Et ça décoiffe! Reportage.

Des fauteuils recouverts d’imprimés Liberty, des compositions florales dignes de photos Instagram, des parasols vintage et une vue imprenable sur l’Ouest parisien: bienvenue au 16ème étage du nouveau siège de L’Oréal France, à Levallois-Perret, où My Little Paris a planté son décor. La start-up, qui s’est fait connaître pour ses newsletters de bons plans et ses box, a fait venir une partie de ses équipes durant deux semaines pour une opération inédite. En ce jeudi 23 mars, un atelier d’écriture vient de se terminer tandis qu’une quarantaine de personnes prennent place pour la rencontre suivante. Thème de la présentation: comment parler aux hommes? À la barre, deux représentants de Merci Alfred, pendant masculin de My Little Paris. Et pour mettre l’auditoire dans l’ambiance, bières et saucissons sont offerts aux participants.

«Ce qui est intéressant avec les start-up, c’est qu’elles partagent des expériences qui partent du vécu personnel, souvent menées à des échelles artisanales», explique Delphine Buchotte, ‎directrice communication et digital de L'Oréal Paris. Quoi de mieux en effet que les 1 000 newsletters déjà envoyées par Merci Alfred à ses abonnés pour connaître le bon ton à adopter pour s’adresser à une cible masculine, être informé des sujets qui marchent et ainsi sortir des recommandations attendues des cabinets de conseil? «Notre conviction, c’est qu’il faut parler aux hommes comme à des potes, les prendre à contre-pied en leur parlant de choses qui ne viennent pas spontanément à l’esprit, ne pas les “bullshitter” et leur mâcher le travail en étant sur les plateformes sociales où est l’audience», résument Guillaume Dovale et Clément Potier, tous deux chefs de projet chez Merci Alfred. «Une conférence comme celle-là nous permet de confirmer nos intuitions», estime Émilie Duquenne, directrice de recrutement France chez le géant des cosmétiques.

Un jour, un brief

Dans cet endroit aux allures d’espace de coworking baptisé Le Bivouac et relooké pour l’occasion par My Little Paris, se sont succédé durant deux semaines près de 500 salariés de L’Oréal France. But de l’opération My Little Bivouac: insuffler un esprit start-up au sein des équipes et surtout faire travailler les gens différemment. «L’idée était de faire expérimenter aux salariés de nouvelles façons de travailler et ainsi montrer qu’en adoptant des méthodologies différentes, il est possible de faire aboutir des projets plus rapidement tout en prenant du plaisir», souligne Sébastien Garcin, directeur marketing de L’Oréal en charge de la transformation digitale.

Au cœur de cette opération, à mi-chemin entre la formation et la communication interne, les «One day, one brief», un format de travail cher à My Little Paris. Le principe? Plutôt que de multiplier les allers-retours pendant des semaines entre une marque et son agence pour répondre à une problématique, la start-up travaille durant une journée avec les équipes de l'entreprise pour arriver en fin d’après-midi à un «shitty prototype», selon le vocable de la start-up, un projet qui n’est certes pas complètement abouti mais qui permet d’avancer. Chez L’Oréal, sept briefs parmi les vingt élaborés par les équipes des différentes marques du géant des cosmétiques ont ainsi donné lieu à une journée de travail. «Ce processus de co-construction permet aux idées d'émerger beaucoup plus rapidement», insiste Céline Orjubin, cofondatrice de My Little Paris. «Si après ces deux semaines, je vois des collaborateurs briefer leurs agences différemment, nous aurons remporté notre pari», ajoute Sébastien Garcin.

Pour la start-up aussi, travailler au contact d’un groupe comme L’Oréal peut s’avérer enrichissant. «Ce type d’opérations nous permet d’apprendre à grandir. C’est également intéressant de voir comment un groupe comme L’Oréal parvient à préserver l’innovation malgré sa taille», note Céline Orjubin. D’autres immersions de ce type pourraient suivre, tant du côté de My Little Paris que de L’Oréal. «Ce genre d’opération illustre le besoin des grands groupes de se rapprocher de structures agiles», rappelle Delphine Groll, directrice de la communication du groupe Aufeminin, qui a racheté My Little Paris en 2014. L’agilité, parce qu’elles le valent bien.

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