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Audiovisuel

Des temps de parole qui battent la mesure

04/04/2017 - par David Médioni

Equité, exposition comparable et égalité: les règles sur le comptage du temps de parole des candidats sont claires, mais constituent un casse-tête pour les médias audiovisuels, du fait des rebondissements émaillant la campagne.

Alerte inéquité. Le 8 mars, le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) s’est fâché, constatant une atteinte à l’équité des temps de parole entre les candidats: «A moins de 15 jours de la fin de la première période d'équité, le Conseil a constaté que la part des temps de parole et d'antenne de M. Fillon était anormalement élevée.» Et l'institution de dire sa préoccupation quant à «la possibilité, pour les autres candidats, de bénéficier d'ici la fin de la période d'une exposition équilibrée au regard du principe d'équité et demande instamment aux éditeurs d'y veiller». Entre le 1er février et le 5 mars, le candidat des Républicains a accaparé 37,5% du temps d'antenne sur TF1 et BFMTV, 31,7% sur France 2, soit environ deux fois plus que ses principaux adversaires. Pas étonnant que le gendarme de l’audiovisuel soit sorti de sa réserve.

Trois périodes

Comme à chaque campagne, le comptage du temps de parole est un casse-tête pour les candidats, mais aussi et surtout pour les médias. En effet, il y a trois périodes distinctes. D’abord la période d’équité des temps de parole et d’antenne, entre le 1er février et le 19 mars. Puis celle de l’équité des temps d’antenne et de parole dans des conditions comparables (19 mars-10 avril). Une nouvelle période qui a conduit le CSA à «considérer, sans entrer dans le débat de la liberté éditoriale des chaînes, que le choix de la date du 20 mars pour la tenue du débat entre cinq candidats sur TF1 était un choix maladroit, car on ne sait pas si les autres candidats pourront bénéficier de la même exposition», rappelle Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA et présidente du groupe de travail sur le pluralisme, chargée de cette question du temps de parole. Vient ensuite le troisième temps, entre le 10 avril et le 7 mai, qui est celui de la campagne officielle durant laquelle une stricte égalité des temps de parole doit être respectée.

Complexité

En cas de manquement à ces obligations, le Conseil dispose de tout un arsenal de sanctions, allant de la mise en demeure à la mise en garde et jusqu’à l’interdiction de diffusion. Dans les faits, jamais l'institution n’ira jusque là.

Si, sur le papier, les règles sont claires, il n’en reste pas moins que la situation particulière de la campagne de François Fillon et de cette joute électorale à rebondissements quasi-quotidiens rend les choses bien plus embrouillées. «Nous sommes confrontés à beaucoup plus de cas particuliers qu'en 2012. Pour cette campagne électorale, c'est extrêmement complexe avec les questions de soutien ou de retrait, à droite comme à gauche. Nous comparons nos saisies tous les deux jours avec le CSA sur une séquence précise. Nous regardons si nous avons les mêmes temps de parole», confie ainsi Maxime Daridan, responsable du pluralisme à Next Radio TV (BFM TV). Cette campagne présidentielle est décidément à part.

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