Vous êtes ici

Présidentielle 2017

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Et si j’étais président...

Denis Jacquet (Observatoire de l'ubérisation): «Orienter la commande publique vers les PME»

02/01/2017 - par Propos recueillis par Majda Chaplain

Et si vous étiez le nouveau président de la République? Trois questions posées à Denis Jacquet, entrepreneur engagé et cofondateur de l'Observatoire de l'ubérisation. Quatrième épisode d'une série d'interviews hebdomadaires réalisée par Majda Chaplain, CEO de MC Factory, en partenariat avec Stratégies.

Si vous étiez candidat à la présidentielle, quels seraient les trois points principaux de votre programme? Comment vous y prendriez-vous? 

Denis Jacquet. Le premier point serait de bâtir un pays sur la complémentarité: pour l’Observatoire de l’ubérisation, nous avons regroupé des personnes que tout opposait et cela fonctionne parfaitement. Nous avons constaté qu’une fois leurs différences surmontées, elles se sont attachées à trouver quel était leur socle commun. Voilà ce que nous devons étendre à tous les Français: chercher ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise. Le chercher entre le public et le privé, les grandes entreprises et les PME, les riches et les pauvres… Il faut viser le bonheur individuel pour espérer le bonheur collectif. Mais aussi avoir un programme homme/femme presque dictatorial car aujourd’hui, on a l’impression que notre société ne fait pas confiance aux femmes, donc à 50% de sa population! Un pays qui a de la défiance envers les femmes en aura pour tous ceux qui sont différents.

Le second point, essentiel, de mon programme serait l’éducation. Il faut une formation qui cesse de déclasser 95% des Français qui n’ont pas pu accéder aux écoles élitistes. Faire en sorte que la formation permette à chacun, à nouveau, de trouver sa place, de viser l’excellence et de se préparer aux mutations plutôt que les subir. Il faudra miser sur l’épanouissement individuel et favoriser la créativité, qui sera essentielle dans l’économie digitale. 

Enfin, j’allégerais le poids de la loi et de la norme. Et je ferais un code spécifique aux PME car il faut arrêter de soumettre à la même législation les 92% d’entreprises de moins de 20 salariés et les multinationales. Un pays qui veut tout normer n’a pas confiance dans ses citoyens.

 

Pourquoi faut-il voter pour vous? Quelle serait votre principale qualité de dirigeant?

D.J. Parce que cela permet de voter de nouveau pour les Français. Voter pour quelqu’un qui vient de la société civile c’est faire confiance aux Français. Aujourd’hui, un entrepreneur a tout à perdre à faire de la politique: il prendra des coups, mettra son entreprise en péril, devra gérer des combats parfois inutiles… Et c’est justement parce qu’il a tout à perdre que les autres ont tout à gagner. C’est cela que l’on attend d’un président. Avoir la certitude qu’il agit non pour lui, mais pour son pays. Pour moi, un président de la République doit être un créateur d’envies et d’ambition. Un rassembleur. Quelqu’un qui est animé d’une passion et d’une ambition bienveillante pour son pays et que l’on a envie de suivre, qui sait rassembler les différences pour en faire une dynamique. Des qualités que je m’efforce d’avoir en tant que chef d’entreprise.

 

Quel serait votre projet pour booster la transformation digitale des entreprises françaises?

D.J. L’objectif serait d’avoir cinq champions du monde français du digital en cinq ans. Or, pour avoir de vrais leaders mondiaux, il faut accepter de perdre de l’argent, de prendre des risques, il faut accepter de mener une politique d’investissement «obsessive». Il faut orienter la commande publique et celle des grands groupes vers les PME, en faire une priorité pour que ces PME deviennent des championnes françaises et se forgent ainsi la carrure nécessaire pour partir à la conquête du monde. Là encore, l’idée est d’accompagner de bout en bout les entreprises, surtout à l’international, et de mettre en place une législation qui ne soit plus punitive. Les politiques ne savent que taxer et interdire. C’est la mort assurée du développement digital.

 

 

Lire l'intégralité de l'interview sur le site de MC Factory

A propos de Denis Jacquet

 

Né en Normandie dans un milieu modeste, Denis Jacquet, président de l’association Parrainer la croissance, est un autodidacte curieux et volontaire. Doué pour le piano et la batterie, champion de France d’athlétisme à 17 ans, Denis Jacquet est également un élève studieux, mais dissipé. Après des études à HEC, maîtrise de droit des affaires en poche, il entre chez Baker & McKenzie, dirigé à l’époque par Christine Lagarde. «Mauvais salarié, sale gosse peu à l’aise avec les structures établies», Denis Jacquet préfère se lancer, à 27 ans, dans l’entreprenariat. Après huit ans, sa troisième entreprise l’entraîne à l’étranger où il découvre la différence des cultures et la richesse immense que procure la diversité. Fort de cette richesse, il crée Parrainer la croissance, association dévolue à la croissance de nos PME et à leur internationalisation, qui compte aujourd’hui 4000 entrepreneurs. En 2016, devant l’arrivée massive du digital, l’incompréhension des politiques et la résistance dogmatique, il crée l’Observatoire de l’ubérisation. Le but: «Montrer que la France peut faire du digital une occasion de renaître, retrouver sa place et son ambition. Un vrai programme!»

Envoyer par mail un article

Denis Jacquet (Observatoire de l'ubérisation): «Orienter la commande publique vers les PME»

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.