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Présidentielle 2017

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Et si j'étais présidente...

Caroline Faillet (Bolero): «Ubériser les services public»

22/03/2017 - par Majda Chaplain, CEO de MC Factory

Et si vous étiez la nouvelle présidente de la République? Trois questions posées à Caroline Faillet, cofondatrice de Bolero. Dix-septième épisode d'une série d'interviews hebdomadaires réalisée par Majda Chaplain, CEO de MC Factory, en partenariat avec Stratégies.

Si vous étiez candidate à la présidentielle, quels seraient les trois points principaux de votre programme?

Caroline Faillet. Je m’attellerais tout d’abord à ubériser les services publics en créant un portail unique d’information et de services qui permettrait de gérer toutes les démarches en ligne et faciliterait considérablement la vie de nos concitoyens face au millefeuille administratif. Les économies générées à terme permettraient bien sûr de réduire la dépense publique mais aussi de réaffecter ce personnel à l’assistance aux plus fragiles et à ceux qui ne disposent pas d’ordinateur à la maison, via des guichets uniques d’aide aux démarches sur toutes les prérogatives publiques.

Le deuxième volet de mon programme concernerait le lancement de grands projets industriels, via des partenariats public-privé, dans le transport et l’énergie, pour façonner la ville de demain, la ville intelligente. Je suis convaincue qu’on ne réglera pas le problème du climat ou de la qualité de l’air en incitant les gens à changer de comportement, mais plutôt en apportant des solutions attractives avec l’aide des innovations technologiques.

Le troisième volet me tient particulièrement à cœur à titre personnel. Il s’agira de créer un ministère de la «Science avec conscience». Il devra peser dans les débats publics mondiaux sur des questions aussi graves que la désinformation générée par le Net et la nécessité de réhabiliter l’image de la science, mais aussi de l’utilisation commerciale des données personnelles des individus, des résistances européennes à l’invasion des Gafa et bien sûr du poids que l’on souhaite donner à l’avenir au transhumanisme dans nos sociétés.

 

Pourquoi faut-il voter pour vous? Quelle serait votre principale qualité de dirigeant?

C.F. Je pense que le public pourrait voter pour moi parce que je saurais leur présenter simplement le diagnostic de la France et les solutions que je propose. Dix-sept ans à pratiquer mon métier de «netnologue» et à parler du digital m’a particulièrement aguerrie à la vulgarisation et à exercer ma vision de l’avenir. Or je pense que la communication politique sous forme de discours, tracts et petites phrases ne fonctionne plus, qu’il faut remplacer tout cela par des contenus très visuels qui se propagent sur les réseaux. Le public sera d’autant plus enclin à adhérer qu’il aura compris et se sera approprié le diagnostic!

 

Quel serait votre projet pour booster la transformation digitale des entreprises françaises? Et quel serait votre Premier ministre?

C.F. Contrairement au discours ambiant autour des start-up françaises, je pense qu’il est plus urgent de digitaliser les grands groupes. Ils sont les seuls à pouvoir apporter une riposte crédible et rapide aux «licornes» américaines qui envahissent nos économies. Pour affronter des géants, on ne mise pas sur un poids mouche!

Là où la puissance publique peut avoir un rôle, c’est dans l’accompagnement de millions de salariés dont le métier va être impacté par le digital. J’investirais donc, avec les fédérations professionnelles, dans un programme mettant à disposition des entreprises des tutoriels métiers pour aider les entreprises à opérer l’évolution des compétences et se préparer à la coopération avec les robots. 

Comme Premier ministre, étant donné l’ampleur des chantiers à mener, je voudrais un visionnaire et un «maker», un entrepreneur qui sait obtenir des résultats. Avec Xavier Niel, j’aurais en plus un audacieux qui ose changer l’ordre établi!

 

Lire l'intégralité de l'interview sur le site de MC Factory

À propos de Caroline Faillet

Cofondatrice de Bolero, cabinet-conseil en stratégie digitale, Caroline Faillet a créé sa première société (Ipnoz en 1999, conseil en marketing viral) alors qu’elle était encore à HEC et vient de publier un livre intitulé L’Art de la guerre digitale ( Dunod) qui va recevoir le 22 mars le Prix de l’académie des sciences commerciales à l’ESC Paris des mains de Michel-Edouard Leclerc. Netnologue, elle tient son blog et publie régulièrement des tribunes sur le sujet du digital et de l’analyse d’opinion.

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