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Formation

Virginie Munch, militante de la com

21/03/2017 - par Gilles Wybo

Alors que l’Iscom vient de fêter ses trente ans, Virginie Munch, qui dirige l’école, fait pivoter sa start-up éducative avec convictions et sans renier ses valeurs.

«Une école doit être solide! Elle délivre aujourd’hui un diplôme à des jeunes qui peuvent en avoir encore besoin dans vingt ou trente ans.» Virginie Munch est directeur général (voir explication à la fin de ce texte) de l’Iscom, une institution parmi les écoles de communication: 1 600 étudiants à Paris et 3 000 en France, l'école vient de fêter ses trente ans. D’ailleurs, Virginie Munch, en poste depuis quinze ans, la formation, c’est du sérieux: «Une école est une entreprise où le matériau est humain. Il faut être dans une posture d’accompagnement, d’accueil et avoir du sang froid, parce que ça va très vite avec les étudiants: leurs réactions peuvent être vives, leurs envies changent rapidement.»

Il faut dire que l’école est à la croisée de deux mondes: «L’Iscom, c’est une petite start-up qui doit pivoter comme son marché, note Vincent Pillet, cofondateur de User Adgents et diplômé de l’établissement. Le risque principal serait de se comporter comme un chien fou qui va dire: “Il faut que tout le monde se mette à faire du coding.” Avec Virginie, c’est tout l’inverse: elle est rassurante.» Anthony Gutman, cofondateur de l’incubateur Remix Coworking, complète: «Virginie sait insuffler quelque chose de stable, d’organisé, basé sur des valeurs et une vision de long-terme tout en appréhendant notre époque de mutation permanente, d’énergie folle et de projets qui fusent dans tous les sens.»

Nouveaux projets

Virginie Munch est aussi une militante de la communication: elle a ainsi créé l’Université solidaire de la communication en 2013, trois jours où des professionnels forment des créateurs de micro-entreprises issus de zones sensibles. Elle est actuellement en contact avec des associations d’aide aux migrants pour que l’école et les étudiants se mobilisent dans l’alphabétisation de jeunes femmes. Depuis deux-trois ans, cette amatrice de grands espaces et de randonnées en altitude, repousse les murs de l’école: l’Iscom vient de nouer un partenariat avec le Remix Coworking, communauté d'entrepreneurs et créatifs. «Une école doit être ouverte sur le monde, s’adapter, se remettre en question en permanence. Si elle n’innove pas, elle meurt», assène Virginie Munch. Un mouvement qui vient de sa direction: «Un bilan ne sert, selon elle, qu’à démarrer de nouveaux projets, d’ailleurs, elle finit ses journées épuisées», constate Sylvie Gillibert, directrice des programmes de l’Iscom.

Et prises de recul

C’est peut être aussi pour ça qu’elle n’hésite pas à vraiment prendre du recul: elle s’est offert trois années sabbatiques dans sa carrière pour traverser la France à pieds ou aller travailler en Allemagne…, mais sans quitter l’enseignement. Après son diplôme de Sciences Po et un début de carrière comme directeur de cabinet d’un élu des Hauts-de-Seine, elle a rejoint cet univers des écoles en devenant directeur de l’Ipag Paris, puis de l’Iscom. Et, surtout, ne l’affublez pas du titre de directrice. «C’est une des convictions de Virginie, elle est “directeur général”, car il ne faut pas faire de différence homme/femme, ce n’est pas le sexe qui détermine la façon de travailler», explique Sylvie Gillibert.  

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