Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Consommation

Quelle est la part des objets du quotidien dans la production de CO2 ?

08/10/2018 - par C.B. avec l'AFP

Réfrigérateurs, lampes, téléphones, vêtements... Les équipements de la maison et l'habillement représentent une part élevée des émissions de gaz à effet de serre, alerte l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), qui appelle à consommer moins et mieux.

L'Ademe s'est intéressée au cycle de vie de ces objets du quotidien, qui va de l'extraction des matières premières à leur fin de vie, en passant par la fabrication, le transport, la distribution et l'utilisation. Il ressort d'une étude, dévoilée fin septembre, que «l'ensemble des équipements, meubles et électroménagers, présents dans la maison pèse en moyenne 2,5 tonnes». Pour  fabriquer ces 2,5 tonnes d'équipements «il a fallu mobiliser 45 tonnes de matières premières» et «le CO2 émis pendant tout le cycle de fabrication est de 6 tonnes de CO2», soit l'équivalent de six allers-retours Paris-New York,  souligne l'Ademe. «Les équipements de la maison peuvent représenter un enjeu aussi important que les autres postes en termes d'émissions (...) jusqu'à 25%», ajoute l'Agence de l'environnement.    

Ne pas se sur-équiper

Les ménages possèdent en moyenne 99 équipements électriques et électroniques - gros électroménager, lampes, télévisions, téléphones portables, petit électroménager, outils - quand ils pensent en avoir 34, selon l'Ademe qui s'appuie sur une étude Ipsos. Pour limiter l'impact environnemental de ces objets, à la fois en matière de ressources de matières premières et d'émission de CO2, l'Ademe recommande de ne pas se sur-équiper, d'acheter des biens plus durables, d'éviter les équipements surdimensionnés - par exemple un écran de télévision trop grand -, de ne pas renouveler trop souvent ces objets et d'augmenter leur durée de vie en respectant le manuel d'utilisation, en les faisant réparer, en les donnant ou en les revendant. «Il faut responsabiliser toute la chaîne de consommation», des fabricants  au consommateur, estime Pierre Galio, chef du service consommation et  prévention de l'Ademe. Il cite pour exemple la question de l'obsolescence : «il en existe deux types : l'obsolescence programmée qui concerne l'offre et  l'obsolescence culturelle», qui pousse un utilisateur à vouloir la dernière version d'un produit, même si celle qu'il possède fonctionne encore. Une autre piste est le prêt ou la location d'objets, voire des espaces partagés dans de l'habitat collectif comme des buanderies ou des chambres d'amis. «Depuis 50 ans, on privatise tout, alors qu'on peut très bien arriver  à des outillages partagés», indique Pierre Galio. «Cela pousse aussi le fabricant à fabriquer des appareils plus robustes», ajoute-t-il.

Envoyer par mail un article

Quelle est la part des objets du quotidien dans la production de CO2 ?

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies

W