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Digital manager

Sébastien Badault (Alibaba), lost in translation

24/01/2017 - par Cécilia Di Quinzio

Après Amazon et Google, Sébastien Badault participe à l'aventure Alibaba, dont il dirige le bureau français. Une mission excitante mais pas toujours simple.

«Il réfléchit, il fait, et c’est un succès.» Telle est la signification de 百思成 (Bai Si Cheng), le «nom chinois» de Sébastien Badault, directeur d’Alibaba en France. «Il est censé décrire ma personnalité et reprend la sonorité de mon prénom en anglais. On me l’a donné lors de mon premier voyage en Chine pour Alibaba. Du reste, chaque salarié de l’entreprise possède le sien», raconte-t-il amusé. Nommé il y a un an à peine, le dirigeant avoue qu’il ne connaissait pas du tout la culture chinoise avant sa prise de poste. Depuis, il se rend très régulièrement dans le pays et suit des cours hebdomadaires de mandarin. Sébastien Badault, 44 ans, est un pur produit du digital. Fortement marqué par une adolescence vécue aux Etats-Unis et «une première connexion à internet dès 1993», il fait ses premières armes au sein de la start-up Sports.com, rachetée ensuite par CBS, après une formation universitaire en marketing et communication. De retour en France, il rejoint l’agence digitale Textuel La Mine avant son rachat par TBWA. Puis, il participe au lancement d’Amazon en France, avant d’être débauché par Google, où il reste près de dix ans. 

Bâtir un pont entre l'Europe et la Chine

Par goût de l’aventure, Sébastien Badault choisit de rejoindre le géant chinois de l’e-commerce. «Google est une entreprise très difficile à quitter. Une société qui prend vraiment soin de ses salariés, ce n’est pas un mythe», affirme celui qui s’imaginait intégrer par la suite une petite structure, voire fonder sa propre start-up… Mais, approché par Michael Evans, président d'Alibaba International, il est immédiatement séduit par la personnalité de cet ancien de Goldman Sachs, médaillé d’or olympique d'aviron en 1984. L'ambition d'Alibaba l'attire aussi: «J’ai besoin, de manière peut-être un peu naïve, de croire en la mission de mon entreprise. La logique d’Alibaba de vouloir bâtir un pont entre l’Europe et la Chine est un beau projet», confie-t-il.
A cet égard, le bureau français fonctionne comme un «mini-laboratoire»: «L'équipe est constituée de quinze personnes, qui ont toutes un lien avec la Chine. C’est très enrichissant», confirme Michelle Lau, business development manager d’Alibaba France. La culture d’entreprise est très forte chez Alibaba: «Nous célébrons toutes les fêtes chinoises. Ce n’est pas du tout imposé, mais c'est plutôt sympathique», assure Sébastien Badault, tout en reconnaissant qu’au quotidien, il peut aussi y avoir des difficultés. «Les Chinois ont une vision beaucoup plus circulaire de l'existence et donc du business. Notre conception linéaire – année, trimestre, mois, semaine, jour – est parfois mise à mal. Ils improvisent plus facilement.»

Connexion entre les équipes européennes

Cependant, au niveau du management global, le fonctionnement du groupe, qui emploie 30 000 personnes dans le monde, est en fait assez proche des grosses entreprises occidentales qu’a connu Sébastien Badault. Avec des outils de recrutement, de reporting et d’évaluation, souvent en ligne. «A ceci près que les interfaces sont en alphabet chinois», sourit le manager. Alibaba a ouvert tous ses bureaux européens à la même période: Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Benelux et France. Avec ses homologues, Sébastien Badault a souhaité instaurer un management similaire: par exemple, un manager d’un des autres pays participe systématiquement à chaque entretien d’embauche. «Une véritable connexion existe entre les équipes dans toute l’Europe. Nous nous serrons les coudes parce que nous vivons la même chose: petites équipes, mêmes problématiques et frustrations face à ce pays tour à tour passionnant et déconcertant...»

Ses hashtags marketing

#Made in France for China: notre mission, connecter produits français et consommateurs chinois.

#Innovation: la Chine ne se contente plus de suivre les innovations, elle les lance.

#Lost in translation: c'est ce qui continue de m'arriver quasi-quotidiennement même si les choses s'améliorent.

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