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Emploi

Les métiers du programmatique

23/12/2016 - par Lionel Lévy

Alors que l'importance des logiciels et des algorithmes ne cesse de croître dans le secteur publicitaire, nous vous présentons six postes du secteur programmatique. Six métiers émergents qui ont de l'avenir.

Data scientist

Missions
C'est un ingénieur statisticien en charge du développement d’outils et d’algorithmes permettant notamment aux business analysts, data managers et traders, d’améliorer en permanence leur capacité d’analyse et d’optimisation des campagnes. Il mène également des études poussées sur la big data pour en tirer des «insights actionnables» au bénéfice des campagnes de l’ensemble des clients.

Compétences et qualités requises
Il dispose de bases solides en mathématiques et en programmation informatique (Java, C++…) afin de construire et d'assimiler les processus algorithmiques du «machine learning». Afin de réaliser des analyses prédictives et statistiques à partir des différentes bases de données, il possède de grandes capacités d'analyse et un esprit de synthèse poussé.
Formation
Bac +5 minimum. École d’ingénieurs ou de statistique/économétrie (de type ENSAI, ENSAE) voire formations universitaires de haut niveau type master en statistique et marketing, en statistique et informatique décisionnel.
Salaire
De 45 000 euros pour un profil junior, jusqu’à 120 000 euros pour un senior. S'il prend en charge une équipe de data scientists (devenant ainsi Chief Data Scientist), il peut gagner jusqu’à 180 000 euros/an.

 

Media trader

Missions
C'est le garant de la bonne livraison de la campagne et de l’atteinte des objectifs. Il recommande et met en œuvre la stratégie programmatique par rapport au brief client: définition des KPI, budget, formats, supports, nature des différents ciblages... Il travaille en étroite collaboration avec les planneurs et les data managers. C’est lui qui monte la campagne dans la ou les DSP sélectionnée(s) et qui met en place les différentes stratégies d’enchères. Au quotidien, son rôle est d'optimiser les campagnes et d'apporter des mesures correctives adéquates.
Compétences et qualités requises
Pour comprendre et connaître les enjeux de l’annonceur et son site, tout en étant capable de réaliser des audits personnalisés aux côtés du gestionnaire de compte, le media trader doit maîtriser les enjeux business et techniques des différentes plateformes.
Rigueur et méthode sont des qualités indispensables à l'exercice de ce métier, qui exige d'être rationnel et analytique. Mieux vaut également aimer les chiffres et les statistiques. Savoir coder est un plus.
Formation
Bac +4/5 en école de commerce, informatique, communication et équivalent universitaire.
Première expérience similaire ou chez acheteur SEA, bid social, TV, acheteur digital gré à gré.
Salaire
30 000 à 35 000 euros en premier poste, jusqu'à 90 000 euros pour un confirmé.

 

Data analyst/Data miner

Missions
Il met en œuvre des outils de recueil des données, puis épluche et analyse celles qui ont été collectées afin d'en restituer les tendances clés et les opportunités offertes par la data pour augmenter les résultats business. Dans ses missions de reporting et de recommandation, il a en charge la segmentation des audiences, la mise en place des systèmes de scénarisation avec le marketing et de l'optimisation des ciblages et l'analyse des résultats.
Compétences et qualités requises
Ses capacités d'analyse et de traitement de la donnée permettent d'offrir des solutions concrètes au trading afin de booster les performances des campagnes et d'améliorer ainsi les processus et outils à disposition des équipes. Il dispose également de connaissances juridiques et règlementaires de gestion des données (usage, délais, durée de vie…) et maîtrise les outils d'exploration et d'analyse des données contenues au sein de bases de données décisionnelles (Data Warehouse, DataMart…).
Formation
Les écoles d’ingénieurs et de statistique/économétrie ou formations universitaires de haut niveau (Bac+5 type master en statistique et marketing, en statistique et informatique décisionnel)
Salaire
De 40 000 euros/an pour un profil junior et jusqu’à 100 000 euros/an pour les meilleurs profils seniors.

 

Business analyst

Missions
C'est un prévisionniste qui livre une analyse stratégique des données, puis établit des recommandations et des plans d’action. Il analyse la performance des campagnes clients et, à partir des données recueillies sur les ad servers et les plateformes, identifie les difficultés et les optimisations réalisables (sur les cookies, datas, formats, visibilités, CTR, taux d’arrivée…) afin de soumettre des recommandations aux media traders.
Compétences et qualités requises
Il doit maîtriser les outils de programmation, d’extraction et de traitement des données statistiques, les outils de reporting et autres outils CRM. Méthodique, rigoureux, à l’aise avec les chiffres et les logiciels de gestion, le business analyst doit aussi faire preuve de curiosité et de sens de l’anticipation pour mener une veille sur les opportunités et menaces qui se présentent à l’entreprise. Ce doit être également un bon communicant, doté d'une aisance relationnelle, pour travailler avec différents services (marketing, financier, communication). Enfin, en charge de plusieurs projets simultanément, il doit faire preuve d'un grand sens de l'organisation.
Formation
Bac +5 universitaire en marketing et/ou management, école de commerce ou école d’ingénieur généraliste.
Salaire
Si les jeunes diplômés débutent à 25 000 euros, le salaire d’un junior (jusqu’à trois ans d’expérience) se situe entre 35 000 et 45 000 euros annuels. En moyenne, un profil senior émarge à 60 000 euros.

 

Programmatic sales manager

Missions
Ce commercial nouveau genre est, chez l'éditeur, en charge de l'évangélisation de l'offre auprès des trading desks, agences, annonceurs ou indépendants. Chez l'acheteur, il doit prospecter, gérer et fidéliser l'annonceur. Responsable du développement du chiffre d’affaires, il met en place les différents deals et assure leur gestion, puis leur suivi. Il est en constante relation avec les account managers, les audiences specialists et les data analysts sur le suivi des campagnes publicitaires clients et l’atteinte des objectifs.
Compétences et qualités requises
Pour convaincre ses clients potentiels (agences médias, annonceurs), il doit bien connaître son marché et les arguments en faveur de la publicité programmatique (finesse du ciblage, efficacité). Mais, il ne doit pas omettre les aspects opérationnels et techniques liés à la gestion des campagnes. Il témoigne d'une forte appétence commerciale et d'un intérêt certain pour la technologie. L'écosystem programmatique n'a pas de secret pour lui.
Formation
Formation supérieure BAC+4/5 en école de commerce, de communication avec une spécialisation dans les médias digitaux.
Salaire
De 45 000 à 60 000 euros pour un junior et 90 000 à 100 000 euros pour un senior.

 

Data planner

Missions
Il travaille souvent en collaboration avec le planning stratégique avec pour tâche d’interpréter les données consommateurs afin que le planning stratégique intègre des «insights» dans la mise en œuvre de la stratégie opérationnelle. Il est en charge des négociations, de l’identification des inventaires, et de la diffusion de la publicité sur les différentes sources d’inventaires, quel que soit le mode d’achat (open exchange, PMP, programmatique direct). En amont de l’analyse de problématiques online et offline, il effectue des actions de datamining et de ciblage à partir de bases de données clients. En aval, ses recommandations stratégiques et mesures correctrices serviront à ses clients externes ou internes, comme les équipes commerciales dans l’élaboration de stratégies de marketing relationnel ou d’acquisition.
Compétences et qualités requises
Curieux, ouvert d'esprit et disposant de qualités relationnelles, il doit maîtriser les principales techniques statistiques et l’analyse de données, être capable de modéliser et optimiser le ROI, et avoir un esprit d'équipe très développé dans un environnement dédié à la data.
Formation
Cursus universitaire (Bac +4/5) en économétrie ou statistique, école de commerce ou d'ingénieur. Une première expérience chez l’éditeur, une SSP ou une place de marché est souvent appréciée.
Salaire
30 000 à 45 000 euros/an pour les juniors sortis d'école selon diplôme.
60 000 à 80 000 euros/an pour les confirmés de cinq à dix ans d'expérience.

 

Product manager

Missions
Le product manager est en charge du développement, de la gestion et du suivi de projet des produits de «trading programmatique». Le programmatique offre tous les jours de nouvelles opportunités de développer les possibilités du média, et nécessite un investissement conséquent en temps et en argent. C’est lui qui va réunir les compétences autour du développement de ces produits, voire former les équipes à leur utilisation. Exemple: dashboard client personnalisé, création d’une offre programmatique radio, construction d’une plateforme de benchmark cross-marché sur les indicateurs clés du programmatique...
Compétences et qualités requises
Faisant le lien entre les informaticiens et les équipes commerciales, il doit bien connaître ces deux mondes et leurs contraintes. Ce très bon communicant doit être également un visionnaire, capable d'anticiper les besoins des différents marchés.
Formation
École d'ingénieur ou école de commerce.
Salaire
Entre 45 000 et 50 000 euros pour les juniors et 60 000 à 70 000 euros l'année pour les seniors.

Trois questions à Jacques Froissant

PDG du cabinet de recrutement digital Altaide



Quelles sont les caractéristiques du marché de l'emploi programmatique ?

Jacques Froissant. On dénombre à peine 200 offres aujourd'hui dans l'Hexagone. C'est un marché encore balbutiant, mais promis à un très fort développement. Quel que soit le secteur, toutes les entreprises manifestent aujourd'hui un intérêt pour le programmatique. Car c'est l'avenir de la publicité digitale. Tous les directeurs marketing et communication sont obligés de s'y intéresser, au risque, sinon, de se fossiliser à la vitesse du haut débit.

 

On parle d'une pénurie de talents, qu'en est-il?

J.F. Dans tous les métiers relatifs au digital, il y a une pénurie de talents, et particulièrement dans celui-ci. En même temps, la France a toujours été forte sur le big data et les mathématiques appliquées. Les meilleurs vont généralement chez les éditeurs et sont ensuite difficiles à bouger. Mais tous profitent de rémunérations confortables. Des juniors sortis d'écoles de commerce ou d'ingénieur percevront respectivement 30 k€/an et 40k€/an pour une première embauche. En évolution interne, ils progresseront de 10% à 15% tous les deux ans, contre au minimum 30% en changeant d'entreprise.

 

Existe-t-il des qualités communes aux différents métiers du programmatique?

J.F. La maîtrise de l'anglais des affaires est un pré-requis, tout comme la passion et la curiosité, car la matière évolue sans cesse. Cela nécessite aussi une agilité intellectuelle et une grande capacité d'analyse et de synthèse. Sans oublier, bien sûr, d'avoir le goût des chiffres.

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