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L'IA et le code s'invitent dans les cursus de la com

26/09/2018 - par Gilmar Sequeira Martins

Alors que la digitalisation des cursus se poursuit et que les outils professionnels se diffusent plus largement auprès des étudiants, certaines écoles engagent maintenant une transformation de leur propre fonctionnement.

Et si tous les cours magistraux passaient en e-learning ? La tendance à numériser les contenus des formations dans le secteur de la communication se renforce. L’Efap propose par exemple à ses étudiants de 2e année un cours sur l’histoire et la culture de la presse à suivre entièrement sur mobile. Celui-ci comprend plus de 40 vidéos, autant de quiz et une liste de « to do », soit une quinzaine d’heures à boucler sur un semestre. Une démarche portée par la volonté de plonger les étudiants dans leur futur environnement, explique Vincent Montet, directeur de la stratégie digitale de l’Efap : « Ces contenus sont des fondamentaux, désormais accessibles avec les mêmes outils que ceux avec lesquels les étudiants vont travailler dans le monde professionnel. »

Moins de présentiel 

En parallèle, les contenus sur le digital s’étoffent. L’ECS Paris (groupe Mediaschool, propriétaire de Stratégies) enrichit ses masters de communication digitale d’un module sur l’innovation et la transformation portant notamment sur les nouvelles pratiques (growth hacking, design thinking, méthode agile…). « Avec ce nouveau module, nous formons de futurs managers capables de concevoir une stratégie digitale », précise Christian Poinso, directeur de l’ECS Paris. Skema Business School lance de son côté un Master of Sciences IA et Management, en partenariat avec Microsoft et IBM et Acticall-Sitel. Autant d'approfondissements qui font évoluer la pédagogie.

À l’Iscom, le présentiel s’éloigne graduellement du magistère traditionnel pour aller vers plus de proximité et d’accompagnement. Cette évolution ne tient pas uniquement au digital, prévient Sylvie Gillibert, directrice des programmes : « D’une part, les outils digitaux accentuent l’isolement et, de l’autre, ils rendent l’univers de la communication plus complexe, de sorte que l’échange humain devient encore plus important pour approfondir les thématiques traitées durant les cours. Et les générations Y et Z, malgré les clichés, sont en attente de ces échanges. » Sup de Pub s’apprête de son côté à franchir un nouveau cap. Après avoir testé la pédagogie inversée sur son site lyonnais en 1re et 2e année, puis en 2018 avec les 3es années, 2019 pourrait marquer une bascule générale, explique Philippe Cattelat, directeur de Sup de Pub : « Nous prendrons en juin 2019 la décision de généraliser sur tous nos campus cette pédagogie qui exige toute une préparation préalable. »

Les enseignements se professionnalisent

À ces processus déjà bien engagés s’ajoute toute une série de dispositifs visant à professionnaliser plus rapidement les enseignements. L’ECS Paris lance ainsi un cours pour initier ses étudiants à la création de contenus, notamment vidéo, ainsi qu’un master Content Strategy pluridisciplinaire, afin d’avoir des spécialistes capables de maîtriser la production mais aussi la dimension stratégique du content marketing. Tandis que Sup de Pub offre à ses étudiants des filières créatives, de la 1re à la 3e année, une licence Suite Adobe utilisable à tout moment, l’Iseg propose dans sa formation de digital manager un module de programmation et de langages web. Les étudiants pourront alors choisir de passer la certification Google Analytics. L’Efap a entamé une démarche similaire en s’associant avec Prestashop. Les équipes de cet éditeur de sites e-commerce vont animer des cours relatifs au commerce en ligne. L'objectif : une montée en puissance de la professionnalisation, explique Vincent Montet : « Les étudiants du MBA Digital Marketing et Business passeront la certification Prestashop et seront en mesure de monter un site e-commerce. »

En se dotant en 2017 d’une salle de co-design équipée de quatre écrans partageables interactifs, l’Iscom compte aussi plonger ses étudiants dans une optique professionnelle tout en faisant évoluer les comportements. « Les étudiants, individuellement ou en groupe, n’ont pas seulement besoin d’être mis en concurrence, ils doivent aussi apprendre à travailler ensemble », estime Sylvie Gillibert. Le Pôle universitaire Léonard de Vinci (PULV) lance de son côté un « pré-incubateur ». Cette anti-chambre du parcours « entrepreneuriat » des masters et de l’incubateur va permettre de tester des idées qui prennent forme lors des « semaines transverses », des sessions qui réunissent des élèves des trois écoles (management, ingénierie et multimédia). « Nous montrons aux équipes d’étudiants comment créer une landing page pour présenter leur projet et recueillir les mails d’internautes prêts à acheter leur produit, explique Pascal Brouaye, directeur général du PULV. Les conférences et les ateliers éclairent les équipes sur des aspects concrets – comment trouver un nom, créer des statuts... - et sur les business models possibles. »

Double diplôme

L’ISEG mise aussi sur les vertus de l’interdisciplinarité avec ses « Digital Days » dont l’un des ateliers est encadré par des étudiants d’Epitech. « Cet atelier n’est qu’un avant-goût du Summer Code Camp, une session d’un mois en fin d’année scolaire dédiée au code et aux bases de programmation (HTLM, CSS, PHP, MySQL, Wordpress) et réalisée sur le campus technologique de l’Epitech », précise Lidija Nikolic, directrice de l’Iseg. Une démarche similaire a guidé la Skema Business School. Après l’accord conclu en 2017 avec l’école d'ingénieurs ESIEA, les étudiants pourront désormais obtenir un double diplôme manager/ingénieur mais aussi élargir leur culture digitale. « À partir de septembre, ils pourront choisir de nouveaux modules optionnels d’initiation à l'intelligence artificielle [IA], au code, au big data et à la cyber-sécurité », précise Mélanie Ciussi, professeure de knowledge management à la Skema Business School. Ces modules seront animés par des enseignants de l’ESIEA.

Poussant cette logique de professionnalisation plus loin encore, Audencia va publier sur internet certaines thèses de master et faire d’une pierre deux coups, explique Daniel Scott Evans, directeur des programmes : « Plus l’école produit de contenus, mieux elle sera référencée. Les étudiants seront aussi mieux identifiés par de potentiels employeurs. Aujourd’hui, le marché du travail demande des artefacts de preuves de compétences. » Une exigence qui donne un nouvel horizon à la digitalisation.

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