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Cannes Lions 2017

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Tendances

Grandes (et bonnes) causes?

21/06/2017 - par Clémence Duranton, Thomas Pontiroli et Alain Delcayre, à Cannes.

Le 64e Festival international de la créativité est, comme chaque année, un formidable creuset d'idées, de tendances et d'innovations... Voici une piste à explorer. (1/5)

En début de semaine cannoise, les Français semblaient déjà être prêts à surpasser largement leurs moissons des années précédentes. Les alcooliques et BETC, les réfugiés et Fred & Farid, les femmes battues et Buzzman, l’enfance en danger et Publicis Conseil, Serviceplan et la sécurité des piétons, Les Gaulois et la maladie des os…

 

Que celui qui n’a pas vu l’éléphant dans la pièce lève la main. Toujours pas?  Ce sont de belles campagnes, qui présentent néanmoins un point commun: elles sont toutes en faveur de grandes causes. Et la question qui nous taraude à la vue de ce palmarès glorieux est simple: où sont donc passés les vrais clients? Mais si, vous savez…, ces campagnes qui vendent du poisson pané Findus, du papier toilette ultradoux Lotus, des fraises Tagada et de l'adoucissant Minidou. Celles que les consommateurs voient pour de vrai (pas à 2h52 du matin un jeudi sur RMC Découverte ou à l’arrière d’un bus au fin fond du Poitou).

 

Tous les directeurs de création de la place de Paris ont récemment exprimé leur réprobation, poing levé (clin d’œil à ceux qui imaginent Stéphane Xiberras avec un foulard rouge autour du cou et un t-shirt de Che Guevara sur le dos), pour ces opérations financées ou non par les agences, dont le seul et unique but est de «prendre des Lions à Cannes».

 

Voilà qui donne une bonne raison de saluer avant tout les performances de Publicis Conseil pour Renault ou Axa International, DDB Paris pour Play-Doh (aussi parce que celle-là, elle est quand même très chouette) ou BETC pour Air France. Ceux qui ont réussi à vendre une campagne à leurs clients exigents et frileux, à la faire partager à des consommateurs déprimés et à faire adhérer des jurés qui ont vu au moins 520 films avant le leur et ne pensaient qu’à la pause déjeuner.

 

Bref, bravo à ceux qui n’ont pas simplement vendu un spot à une association (qui ne pouvait de toute manière pas s’offrir le luxe de refuser leur proposition) pour redorer leur image de vilains publicitaires.

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