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Audiovisuel

Delphine Ernotte veut «arrêter de danser avec le diable» Netflix

12/10/2018 - par A.M. avec AFP

Au cours d'une table ronde organisée jeudi 11 octobre, la présidente de France Télévisions a notamment incité les groupes audiovisuels à se concentrer sur le problème des GAFAM.

Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a plaidé jeudi 11 octobre pour que les groupes audiovisuels arrêtent de «danser avec le diable» Netflix et se concentrent sur les réponses à donner aux GAFAM, au cours d'une table ronde organisée par le cabinet NPA Conseil.

«On fabrique l'essence d'un moteur, le joyau de ce qu'on peut aller chercher quand on va sur les réseaux sociaux. Notre combat commun est de montrer que ça a de la valeur», a-t-elle souligné, en citant l'exemple de la BBC qui s'était associée avec Netflix avant de s'en écarter.

«Mon premier sujet, le piratage»

Réunis autour d'elle, les dirigeants de TF1, Canal+, M6, Altice et Orange, les principaux groupes audiovisuels français, ont demandé que la réforme du secteur en cours d'étude au Parlement s'accélère et n'oublie pas leurs priorités. Le PDG de TF1 Gilles Pélisson a notamment plaidé pour que la réforme autorise la publicité adressée, qui adapte les spots aux téléspectateurs en fonction des données qu'ils partagent.

«Mon premier sujet en ce moment est le piratage», a lancé de son côté Maxime Saada, directeur général de Canal+. «On est parmi les champions du monde. La pénétration de l'internet à haut débit est très forte en France et on aime bien resquiller», a-t-il expliqué.

La publicité adressée, la publicité dans les secteurs interdits (notamment le cinéma et l'édition), «les géants du numérique le font déjà», a souligné Alain Weill, PDG d'Altice France (BFTMV-RMC). «On est engoncés dans des habitudes, dans des schémas», a-t-il regretté. «Il y a une révolution à mettre en oeuvre si on veut se défendre», a lancé le vice-président de M6 Group, Thomas Valentin. «Pourquoi à un moment on ne se dit pas collectivement qu'on ne peut plus continuer comme ça?», a lancé David Kessler, le directeur d'Orange Content, craignant que les débats autour de la loi se transforment en «défense par chaque catégorie professionnelle de ses intérêts».

Désaffection des jeunes

Du côté de France Télévisions, on craint une forte désaffection des jeunes téléspectateurs dans les prochaines années, à l'image de ce qui s'est passé en Norvège et en Suède. «Ca va arriver sans doute plus vite qu'on ne l'anticipe», a prédit Delphine Ernotte. La présidente du groupe public a également plaidé pour qu'il n'y ait «pas de débats picrocholins» qui empêcheraient France Télévisions d'avoir accès aux données d'utilisation de ses spectateurs en ligne, marquant un désaccord avec le sénateur LR Jean-Pierre Leleux. Celui-ci avait plaidé plus tôt au cours du colloque pour que l'audiovisuel public se démarque de ses concurrents privés en n'utilisant pas ces données privées.

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