Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Rencontre

Les Master Classes de l'EFJ présentent le journaliste de demain

29/09/2017 - par Alexis LE MEUR

Les Master Classes de l’EFJ se sont ouvertes le 28 septembre avec comme thème l’innovation dans les médias et les nouveaux médias. Avec ses intervenants prestigieux, l’école du nouveau journalisme tente de sensibiliser les étudiants aux nouvelles attentes du métier.

Jeudi matin 9h, dans l’amphithéâtre de l’abbé Grégoire au Centre national des arts et métiers à Paris. Une grosse centaine d’étudiants se pressent à l’entrée, alors que s’ouvrent les Master Classes de l’EFJ consacrées à l’innovation dans les médias ainsi qu’aux nouveaux médias. Le directeur de l’école, Jacques Rosselin, ouvre le bal et tente de rassurer son auditoire sur les mutations que connait le secteur: « Même si la part du traditionnel tend à diminuer, des nouveaux médias se créent tous les jours et permettent d’équilibrer la balance. »

Éric Scherer, directeur de la prospective chez France Télévisions et journaliste depuis trente ans, apporte ensuite son expertise sur le futur du métier : « Dans les fondamentaux, le journalisme n’a pas changé, mais la forme en est devenue moins lourde. Dans cet univers instable, il faut toujours être sur la brèche et c’est un superbe défi à relever pour les nouvelles générations. » Il incite les étudiants à entreprendre tout en insérant des nouveaux modèles, comme par exemple la capacité à « rester connecté avec son audience ». Ses maîtres mots : assurer sa « découvrabilité » et comprendre les enjeux des médias : automatisation, personnalisation et modèles économiques.

Frontières poreuses ?

Maxime Barbier, fondateur de MinuteBuzz, lui succède. Il aborde principalement l’idée d’une « entreprise libérée » : « Après une première période difficile, nous avons décidé de changer notre manière d’appréhender le travail. Nous avons fait de nos locaux un lieu de vie ou personne n’a de bureau individuel. Notre nouveau partenaire TF1 nous a même proposé le premier étage de sa tour, chose que nous avons poliment refusé. » Il expose par la suite la stratégie de son média vis-à-vis des marques. « Alors faites-vous de la communication ou de l’information ?», demande un étudiant. Maxime Barbier lui répond que MinuteBuzz est « avant tout une entreprise de divertissement qui essaye de casser les frontières entre les deux mondes ».
Après une courte pause, le fondateur de Brut, Roger Coste, expose quant à lui son point de vue sur la nécessité de se positionner comme une réelle composante médiatique avec la seule information comme matière brute. « Notre organisation est en somme assez classique. Nous sommes un social media qui engage la conversation. Nous refusons totalement la communication commerciale », déclare l’ancien directeur des régies pub de Canal+, ajoutant que « c’est à la marque de s’adapter si elle veut travailler avec nous afin de préserver la limite entre com et info ». Pour finir, il explique ce qu’est une bonne vidéo : « Il faut une promesse éditoriale simple qui soit soulignée, avec des éléments de surprise et une fin forte afin de donner envie de la partager. »

Un métier en évolution

Par la suite, Alexis Delahousse, directeur de BFM Paris, décrit la manière dont fonctionne sa rédaction, qui effectue toutes ses productions avec des smartphones. « Nous sommes une rédaction laboratoire qui se sert de la valeur ajoutée que représente l’usage des smartphones. Ainsi il est par exemple plus facile de se dissimuler dans les endroits où les journalistes ne sont pas forcément bien reçus comme dans certaines manifestations. » De plus, il considère que « demain la télévision ne se regardera plus sur son support historique, il est donc important de se concentrer sur le contenu comme par exemple l’écriture immersive ».

Pour finir, c’est l’ex-normalien et pensionnaire de Sciences Po Bertrand Pecquerie qui dresse un tableau de ce que sera le journalisme demain. « D’ici quelques années, toutes les salles de rédaction auront leur robot afin de les délester de certaines tâches rébarbatives », déclare le directeur du Global Editors Network, arguant qu’« il est très peu probable que ces robots fassent disparaitre les journalistes mais qu’ils leur permettront de se concentrer sur d’autres tâches et donc d’améliorer la qualité de l’information. » En atteste son expérience aux États-Unis, pays dans lequel « quasiment tous les grands titres ont leur bot mais continuent néanmoins à embaucher des journalistes en chair et en os. » Le Washington Post comme le New York Times ont dépassé, il est vrai, le million d'abonnés numériques. 

Envoyer par mail un article

Les Master Classes de l'EFJ présentent le journaliste de demain

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies

W