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Radio

Europe 1 dans le creux de la vague

11/01/2017 - par Delphine Soulas-Gesson @DelphineSoulas

En recul sur presque toutes les tranches et sur les principales cibles, la station devrait être devancée par RMC lors de la publication des prochains résultats Médiamétrie le 19 janvier. Une première.

Il est loin le temps où Denis Olivennes, patron de Lagardère Active, se donnait pour objectif de ramener Europe 1 au-dessus des 10 points d’audience. « Nous ne faisons pas une rentrée en fanfare, a-t-il reconnu le 2 janvier. Départ de Laurent Ruquier [pour RTL à la rentrée 2014], retrait de l’antenne de Jean-Marc Morandini : la matinale souffre de tout ça et aussi un peu de sa routine ». En novembre-décembre 2016, dont les résultats seront publiés par Médiamétrie le 19 janvier, la station devrait être devancée par RMC et peut-être par France Info. « Europe 1 connaît un trou d’air dans ses audiences, ce n’est pas la première fois », a minimisé le directeur délégué de la station, Richard Lenormand, en présentant un remaniement de la grille.

Ce changement en cours de saison, avec deux nouvelles émissions (Allô Europe 1, de 10h à 12h, et Le Débat des grandes voix, de 17h à 18h) est inhabituel en radio. C'est qu’en trois ans, Europe 1 a perdu 1,1 point d’audience cumulée et 1,2 point de part d’audience, tombées à respectivement 8,1% et 6,6% en septembre-octobre 2016. Au quart d’heure moyen, la radio compte 89 000 auditeurs de moins, pour une durée d’écoute en recul de 9 minutes.

« La station a baissé sur toutes les cibles, principalement les 35-49 ans, la cible prioritaire d’Europe 1, et les CSP+, revendiqués par la radio comme point différenciant avec RTL », constate Isabelle Vignon, directrice générale adjointe en charge de l’expertise média chez Dentsu Aegis Network France.

Selon l’agence média, sur la période septembre-octobre, les 25-34 ans ont reculé de 56% au quart d’heure moyen entre 2013 et 2016, les 35-49 ans de 32%, quand les 65 ans et plus (45% de l’audience au quart d’heure moyen) sont stables. Dans le même temps, les CSP+ ont baissé de 33%, les hommes 25-49 ans de 38% et la femme responsable des achats de moins de 50 ans de 44%.

« Le départ de Laurent Ruquier a été l’élément déclencheur. Une partie de son audience a quitté la station, entraînant un peu tout le reste de la grille », observe Jean-Pierre Cassaing, directeur audio chez Havas Media Group. Car si le quart d’heure moyen d’Europe 1 entre 16h et 18h a reculé de 68% en trois ans, soit 500 000 auditeurs perdus, presque toutes les autres tranches sont en baisse, à l’exception notable de celle de 6h30-9h, animée par Thomas Sotto (+2% entre 2013 et 2016). 

Selon Dentsu Aegis, le 18h-20h de Nicolas Poincaré est à -35% sur la période, tout comme le 15h-16h, animé par Nikos Aliagas, qui dans la nouvelle mouture de la grille passe de 20h à 21h. Parmi les rares émissions en hausse, Au cœur de l’histoire, de Franck Ferrand, dont le quart d’heure moyen progresse de 10% en trois ans.

Pour tenter de sauver sa saison, la direction d’Europe 1 a préféré avancer Alessandra Sublet, qui avait succédé à Cyril Hanouna, sur une tranche moins exposée (15h30-17h) et plus courte. « L’objectif est avant tout de stabiliser les audiences, puis de remonter au-delà de 8%. Nous sommes prêts à faire de nouveaux ajustements en septembre si ceux-là ne sont pas suffisants » a assuré Richard Lenormand.

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