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Art

Caroline Corbasson, la tête dans les étoiles

02/05/2017 - par emmanuel Gavard

À 27 ans, cette touche-à-tout passionnée par la science s’évertue à la rendre poétique, sous toutes les formes possibles.

Elle revient tout juste du désert d’Acatama au Chili, mais a toujours la peau aussi blanche. «Pas le temps de profiter du soleil, j’y allais pour travailler», raconte Caroline Corbasson. À 27 ans, la jeune artiste planche depuis un an et demi sur son premier travail vidéo: un docu-fiction sur l’observatoire du Cerro Paranal, au Chili (qui comprend huit télescopes astronomiques européens dont quatre avec un miroir de 8,2 m). «J’ai été fascinée par le paradoxe entre ce paysage quasi préhistorique et la haute technologie des édifices», détaille-t-elle. Dans cet environnement, elle a créé une intrigue qui permet de revenir sur le travail de ces scientifiques chercheurs d’étoiles. Un travail référence pour cette artiste en plein essor, plasticienno-touche-à-tout et passionnée de sciences, qui fait de celles-ci sa matière première.

L'art pour expliquer le monde

Astrophysique, astronomie, optique, géologie, gemmologie, botanique…, autant de domaines que de sources d’inspiration. Si la science est une manière d’observer le monde, «l’art est un moyen de l’expliquer», affirme-t-elle. Diplômée des Beaux-Arts de Paris et de la Central Saint Martins de Londres, elle se creuse les méninges pour manipuler la matière, les formes et la lumière. Petite-fille d’un ingénieur en optique qui a notamment travaillé pour la Nasa, elle a toujours eu une passion pour les petits instruments d’analyse et les systèmes scientifiques. «On se rapproche parfois de l’artisanat, comme le geste fait pour polir une lentille ou un miroir afin d’avoir une surface parfaitement plane», observe-t-elle. Ses œuvres, diverses, tant par leur matière que par leur forme ou leur taille, font d’elle une «artiste visuelle» entière.

Questionner et intéresser

Dans son univers, l’homme n'existe que par son absence. Mais c'est cette absence justement qui invite le spectateur à le trouver, redéfinissant ainsi lui-même sa propre humanité. Chacune des œuvres questionne notre condition et notre place. L’espace, désert le plus inconnu de l'homme, y a une large place. Sérigraphiant sur un miroir une photo prise par le téléscope spatial Hubble de la région la plus reculée de l’univers que l’homme a pu voir (œuvre Blanks), chauffant le cuivre ou le laiton pour donner un aspect «solaire» (JWST), travaillant la perfection du cercle (For a Void), les trajectoires de planètes ou des épisodes astraux, Caroline Corbasson rentre dans le château de la poésie par la fenêtre de la technique. Désirant tout autant questionner qu’intéresser, se voulant aussi médiatrice qu’exploratrice, elle marche dans les pas de ses inspirateurs Michel Heizer ou James Turrel. Son film de 12 minutes sortira en octobre à la Galerie Monteverita (Paris IIIe). 

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